Archives de Catégorie: Suivi du blog

Petit rappel

Ce blog continue sous une forme un peu différente sur Polit’bistro, des politiques et du café ! Voici les dernières notes publiées :

Polit’bistro est hébergé par Hypothèses, la plateforme de blogs en sciences sociales lancée par le CLEO. Nous sommes deux à y publier, et espérons être rejoint par d’autres. À bientôt au bistro, donc !

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Nouvelle adresse

Un blog de doctorants en science politique remplace désormais celui-ci : Polit’bistro : des politiques, du café. Ce nouveau blog participe au lancement d’une plate-forme de blogs en sciences sociales, Hypothèses.

Rejoignez-nous sur cette nouvelle adresse ! Certains billets vont être transférés d’un blog sur l’autre, de manière manuelle, après reprise des contenus. L’objectif reste le même : faire connaître les ressources en ligne de la science politique. Un deuxième objectif s’y est rajouté : partager, avec mon co-auteur, une partie de notre quotidien de jeunes chercheurs.

Clap de fin : une discipline discrète

Science politique en ligne a commencé en octobre 2007. Je m’étais donné un an pour en éprouver le concept initial : suivre l’actualité de la science politique française par les publications en ligne. L’expérience va s’arrêter prématurément parce que ma première intuition était correcte. S’informer sur la science politique française en se limitant à ce qui est accessible à tous en ligne est une cause perdue d’avance ; pour le meilleur ou pour le pire, les revues et les colloques scientifiques restent le seul support de diffusion de l’actualité de la discipline.

À l’heure actuelle, la plus-value apportée par les archives institutionnelles est très faible : le dépôt n’y est pas spontané, et l’on y trouve que quelques chercheurs publiant leurs dernières contributions. Les dépôts spontanés (par pages personnelles) et les séries de working papers représentent un volume de publications extrêmement faible.

Le recensement des apparitions de la science politique dans les médias montre l’apport déterminant d’une émission de radio diffusée sur France Culture. Hormis cette émission, on peut considérer comme quasi-nul le nombre d’interactions entre la discipline et la sphère publique, ce qui ne doit pas aider dans les discussions institutionnelles sur le maintien des postes en science politique ou la préservation des sciences sociales en général dans le système de recherche.

Signe des temps, la blogosphère, qui absorbe, traite et commente une grande partie de l’information disponible en ligne, y compris l’information scientifique, n’a pas grand chose à dire de la science politique française. Ce qui n’empêche que certains aient montré un intérêt pour la discipline, ou que celle-ci n’ait fourni quelques blogueurs de très grand talent, trop peu nombreux (tous mes encouragements à ceux qui ont déjà mis la main au clavier). La blogosphère universitaire reste structurellement faible en France, et la science politique n’apparaît en tête de peloton.

Le volet “dissémination” de la science politique repose, en France, sur un nombre restreint d’organisations : le CNRS, qui finance une part substantielle de la recherche dans la discipline ; les universités et Instituts d’Études Politiques qui hébergent cette recherche ; la Fondation Nationale des Sciences Politiques, dont l’identité se fond avec Sciences Po et qui finançait autrefois des postes, le recrutement étant gelé pour l’instant ; et les associations professionnelles de la science politique, parmi lesquelles l’Association Française de Science Politique assume le rôle de “société savante” – au sens faible du terme, étant donné qu’elle ne partage l’autorité nécessaire à l’accréditation professionnelles comme c’est le cas dans d’autres groupements professionnels répondant au titre de “société savante”.

Le travail de communication de chaque organisme semble s’effectuer par isolats, de manière atomisée, et l’initiative la plus fédératrice, HAL-SHS, ne renvoie pas l’image d’une discipline très dynamique. De plus, les chercheurs ne sont soumis qu’à des incentives très faibles (issus principalement de leur éthique individuelle) en ce qui concerne la dissémination, qui n’est pas valorisée (sic) dans les avancements de carrière. En définitive, le contact avec l’actualité de la discipline ne s’effectue réellement que dans une seule instance, le congrès de l’AFSP, dont la prochaine édition se tiendra à Grenoble.

Ma dernière impression est donc celle d’une discipline discrète, ce qui ne dit rien de son dynamisme interne, et moins encore de la qualité des travaux : il y a des recherches plus pertinentes, intéressantes ou rigoureuses que d’autres, mais ce n’était pas l’objet de ce blog que d’en faire l’analyse. Je me suis limité à une appréciation de la visibilité de la discipline en ligne, en partant d’une idée américaine.

Une semaine avant de fermer ce blog, je me suis engagé dans une des “centrales électriques” de la science politique française – là où le courant des idées passe et où la discipline trouve son énergie. Bonne continuation à tous !

Statistiques

Textes les plus lus :

Visites mensuelles pour les mois octobre 2007-septembre 2008, soit douze mois d’activité :

Statistiques de fréquentation, 12 mois

Correction technique

Toutes mes excuses pour le retard avec lequel je corrige la recension précédente, publiée à l’état de brouillon dans un premier temps. C’est un blog expérimental, vous l’aurez compris désormais.

Peut-on parler d’un modèle Anglo-Saxon ?

J. Jennings, “Peut-on parler d’un modèle Anglo-Saxon ? (Contribution à une histoire de nos préjugés)” :

Peut-on parler d’un modèle anglo-saxon ? Ma première réponse à cette question est la suivante : il est évident que l’on peut parler d’un modèle anglo-saxon et d’ailleurs, que l’on parle du modèle anglo-saxon. Cependant, si la question est posée autrement – par exemple : « est-ce que l’on a raison de parler du modèle anglo-saxon ? » – la réponse est moins évidente. [13 pages]

Note de service : je vais devoir ralentir le rythme de publication de ce blog. Les sources qui rentrent dans mes critères de sélection ne se renouvellent pas suffisamment rapidement pour permettre deux recensions par jour. À vrai dire, trois nouveaux textes par semaine (lundi, mercredi, vendredi) serait déjà un objectif ambitieux. Je crois que cela est dû principalement à la faible culture de diffusion en ligne et de circulation des travaux en cours (drafts, working papers etc.).

Rester scotché au site

En visitant le site de Gérard Rimbert, jeune docteur en sociologie, j’ai trouvé cette excellente description de la technologie RSS : “Rester Scotché au Site”.

C’est exactement l’idée : RSS est une manière pratique de s’abonner au contenu de plusieurs sites, de centraliser ces abonnements dans un lecteur, puis de les bouquiner tranquillement sans avoir à se rendre sur l’ensemble des sites.

La technologie RSS permet également de s’abonner uniquement à certaines catégories de contenu sur un site (par exemple la catégorie “Experimental” de BBC Music ou les rubriques du Monde) et de lire dans le support de votre choix.

Pour vous abonner à “Science politique en ligne”, l’adresse à utiliser est https://sciencepolitique.wordpress.com/feed/. Pour de meilleures explications, rendez-vous sur la page RSS du Monde, pré-citée.