Le recrutement en science politique

Joël Gombin, président de l’ANCMSP (Association nationale des candidats aux métiers de la science politique), signe un texte intéressant dans Le Mensuel de l’Université au sujet du recrutement académique en science(s) politique(s) (le pluriel est imposé par le titre officiel de la discipline) :

Depuis plus de dix ans, l’association nationale des candidats aux métiers de la science politique (ANCMSP) effectue un suivi et une publicisation des recrutements académiques opérés en science politique. Bien que limitée, cette action a permis une certaine moralisation de ces recrutements.

Outre ce suivi, l’ANCMSP participe aussi au bon fonctionnement des recrutements en apportant un petit soutien logistique aux candidats à travers sa mailing-list, qui permet d’ajuster son agenda de déplacement, voire d’échanger les dates si nécessaire. Baptiste Coulmont a monté un wiki servant les mêmes fins pour la sociologie.

Dans les archives de la mailing-list de l’ANCMSP, on trouve également plusieurs débats lancés par des correspondants, identifiés ou anonymes, autour du recrutement, ainsi que des conseils sur l’accès à l’emploi dans la discipline en général. Pour terminer, il y a aussi leur bulletin, Système D.

(Disclaimer : je ne possède aucune action chez Joël Gombin, mais je sais que certaines disciplines nous envient cette association et sa mailing-list.)

4 réponses à “Le recrutement en science politique

  1. Pingback: Boîte noire » Archive du blog » Les petites choses utiles du mardi, vol. 73

  2. Sur le même sujet, on peut consulter en ligne les travaux du sociologue Olivier Godechot (et alii ) sur son site :
    http://olivier.godechot.free.fr/hoprubrique.php?id_rub=21#ACAD

    GODECHOT Olivier, MARIOT Nicolas, 2004, « Les deux formes du capital social. Structure relationnelle des jurys de thèse et recrutement en science politique », Revue française de sociologie, vol. 45, n°2, p. 243-282.

    GODECHOT Olivier, MARIOT Nicolas, 2003, « Comment choisir son directeur de thèse ? Réseaux et recrutement en Science Politique », Bulletin de la Fédération Jourdan, n°3, p. 3-4.

    GODECHOT Olivier, MARIOT Nicolas, 2003, « Les deux formes du capital social. Structure relationnelle des jurys de thèse et recrutement en science politique », Document de travail du GRIOT, n°17.

    GODECHOT Olivier, MARIOT Nicolas, 2003, « Devenir des docteurs de science politique et « localisme ». Premiers éléments d’enquête », Système D, n°14 – avril, p. 3-9.

    GODECHOT Olivier, MARIOT Nicolas, 2003, « Les thèses de Science Politique et leurs jurys. Premiers éléments d’enquête », Palaestra, n°9 – mars, p. 62-86.

  3. Merci de le rappeler, oui.

    Le texte de Joël Gombin est différent dans la mesure où il parle du pré-traitement, soit le travail de contrôle effectué en amont du recrutement, et surtout ses limites.

    Actuellement, comme l’écrit l’auteur, le contrôle est unidirectionnel : les bonnes commissions participent, pas les autres. On peut dire que le processus est conjonctif : seuls les bons éléments s’y retrouvent.

    Le “name and shame” (toujours selon l’auteur) ne fonctionne pas vraiment dans le contexte du recrutement. Pourtant c’est une technique qui peut faire ses preuves : le “name and shame” dans les hôpitaux britanniques a eu des conséquences de très grande ampleur sur le personnel de ces hôpitaux.

    Je pense que c’est une question d’audience : le “name and shame” dans une communauté de 300 personnes n’est pas très coûteux, alors que s’il atteignait le bureau du conseil régional dont dépend en partie l’université pour ses financements, par exemple, cela prendrait une autre allure.

    Autre observation capitale, la loi LRU va produire un effet allant à l’encontre de ses objectifs en fragmentant les campagnes de recrutements, ce qui fait obstacle au monitoring évoqué dans l’article. Les responsabilités sont partagées : l’institution actuelle du recrutement existe avant tout par ses acteurs.

    (Je détache volontairement ce commentaire, personnel et finalement mineur parce que très peu informé par ma maigre expérience de la chose, de la recension de l’article.)

  4. Pour l’instant mon « wiki auditions » ( http://coulmont.com/auditions/ ) a reçu des soutiens individuels nombreux, mais pas, du moins officiellement, celui des associations de sociologues. Du coup, j’ai du mal à faire le « name and shame », même dans les cas où l’opposition de certaines commissions de recrutement se perçoit fort bien dans l’absence de réponse à mes mails.

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